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Rédiger le procès-verbal de son AG d’association
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Rédiger le procès-verbal de son AG d’association

L'essentiel

  • Le procès-verbal d’assemblée générale d’une association est le document qui prouve la régularité des décisions votées : il reprend l’ordre du jour, le quorum, les résolutions et le résultat de chaque vote.
  • Aucune loi n’oblige une association loi 1901 à rédiger le procès-verbal de son AG, mais ses statuts ou son règlement intérieur peuvent l’imposer, et il reste indispensable pour prouver une décision en cas de contestation.
  • Après un changement de dirigeants ou une modification des statuts votés en AG, l’association doit déclarer ce changement dans les trois mois et joindre un extrait du procès-verbal signé par deux administrateurs.

L’assemblée générale de votre association vient de se terminer. Les comptes sont approuvés, un nouveau bureau est élu, tout le monde rentre chez soi. Reste une dernière tâche, souvent confiée au secrétaire : rédiger le procès-verbal de l’AG.

Ce document n’a rien d’une simple formalité. C’est lui qui prouve que les décisions ont été prises dans les règles, et c’est lui que vous demanderont la préfecture, la banque ou un financeur. Mal rédigé, il peut fragiliser une décision en cas de contestation.

Mentions à inclure, signatures, approbation, conservation, et un modèle pour gagner du temps : voici tout ce qu’il faut savoir pour rédiger le PV d’AG de votre association. C’est parti !

Le procès-verbal d’AG, à quoi ça sert ?

Démontrer la légalité des décisions

Les Assemblées Générales d’une association, qu’elles soient Ordinaires (AGO) pour les décisions relatives à sa gestion courante, ou Extraordinaires (AGE) pour les décisions concernant son organisation, nécessitent la rédaction d’un procès-verbal.

Ce document essentiel garantit la régularité des décisions prises en formalisant le déroulement et les résultats du vote, servant de preuve en cas de contestation. Pour les AG à distance ou les votes électroniques, un procès-verbal électronique peut également constituer une preuve valide de la tenue de l’AG.

Tenir au courant les membres et les tiers

Le procès-verbal d’Assemblée Générale s’avère crucial pour tenir informés les membres absents et les tiers concernant les décisions prises par votre association.

Ce document est essentiel pour justifier les actions de l’association auprès des institutions publiques pour des subventions, des banques pour des prêts, et peut même intéresser des donateurs potentiels ou de futurs partenaires.

Pour être valable, le PV doit néanmoins être rédigé avec précision et inclure toutes les mentions requises.

Quelles mentions doivent apparaître dans le PV d’AG ?

Ce sont les statuts de votre association dictent les modalités des Assemblées Générales, influençant ainsi le contenu du procès-verbal. En absence de spécifications dans les statuts, certaines mentions restent impératives dans le PV :

  • Le nom et l’adresse du siège social de l’association
  • La date, l’heure et le lieu de tenue de l’AG
  • L’ordre du jour
  • L’organe concerné (AGO, AGE, CA ou autre)
  • Les noms du président et du secrétaire de l’Assemblée
  • La date et le mode d’envoi de la convocation
  • Les membres représentés par procuration et l’identité des mandataires
  • Le cas échéant, le quorum nécessaire
  • Un résumé des débats et des interventions
  • Le texte des délibérations votées
  • Les résultats des votes : pour, contre, abstentions, bulletins blancs et nuls
  • L’heure de fin de la séance
  • Et enfin, les signatures des responsables du procès-verbal

En plus de ces mentions, la feuille de présence doit également être jointe en annexe. La liste peut sembler longue, mais pas d’inquiétude, il s’agit finalement d’informations assez basiques relevant du bon sens.

Le procès-verbal doit par ailleurs inclure les documents distribués durant l’AG, comme les rapports d’activité, financiers et moraux. Il n’est pas nécessaire d’y retranscrire toutes les discussions. L’idée est plutôt de concentrer le récit sur les éléments clés des échanges et des votes.

Notez enfin que les erreurs ou omissions peuvent compromettre la validité des délibérations, exposant l’association à des risques de contestations ou d’annulations. Si elles affectent des délibérations cruciales, ces manquements peuvent donc s’avérer particulièrement préjudiciables.

À titre d’exemple, vous pouvez télécharger le modèle de PV d’AG proposé par AssoConnect !

Qui rédige et signe le procès-verbal d’Assemblée Générale ?

Habituellement, la personne chargée de la rédaction du PV d’AG est désignée dans les statuts ou le règlement intérieur. Si ce n’est pas le cas, cette responsabilité revient au ou à la secrétaire de l’association.

Sans précision statutaire, la signature du procès-verbal revient au président et au secrétaire de séance. Pour les associations reconnues d’utilité publique, il est obligatoire que ces deux membres du bureau signent le document.

Si le président ou le secrétaire ne peut pas signer, vérifiez ce que prévoient vos statuts : beaucoup désignent un remplaçant, souvent le vice-président ou le secrétaire adjoint.

Il est essentiel de noter les noms et fonctions de la personne l’ayant rédigé et des signataires sur le procès-verbal pour en assurer la validité légale.

Le procès-verbal d’association est-il obligatoire ?

La loi du 1er juillet 1901 n’impose pas aux associations de rédiger un procès-verbal d’assemblée générale. Cette obligation peut en revanche venir des statuts ou du règlement intérieur, comme c’est le cas dans les associations reconnues d’utilité publique.

Même sans obligation, le PV reste vivement recommandé. C’est souvent le seul moyen de prouver qu’une décision a été prise régulièrement, et vous en aurez besoin dès qu’une formalité suit l’AG. Par exemple, la déclaration d’un changement de dirigeants, à faire dans les trois mois, demande un extrait du PV signé par deux administrateurs.

Les statuts peuvent également imposer des règles spécifiques concernant la rédaction, l’approbation et la diffusion des procès-verbaux. Par exemple, ils peuvent stipuler que le procès-verbal doit être approuvé par vote lors de la suivante AG ou communiqué à tous les membres par voie électronique sous un certain délai.

Ces exigences statutaires visent à renforcer la transparence et l’engagement des membres. Il est crucial de les respecter pour garantir la légalité des décisions et préserver la confiance au sein de l’association.

Quelle différence entre procès-verbal et compte rendu d’assemblée générale ?

Les deux termes sont souvent employés l’un pour l’autre, mais ils ne désignent pas le même document.

Le procès-verbal a une valeur juridique : il atteste des décisions prises et du résultat des votes, et il est signé. Le compte rendu est un document d’information, plus libre dans sa forme, qui raconte la réunion aux membres.

Beaucoup d’associations envoient un compte rendu à tous leurs adhérents et conservent le procès-verbal signé dans leurs archives. Quoi qu’il arrive, le compte rendu ne remplace jamais le PV pour prouver une décision.

Faut-il conserver les procès-verbaux après une AG ?

Après la rédaction, datation et signature du procès-verbal d’AG, il est conseillé de l’archiver au siège de votre association, afin qu’il puisse être consulté par vos membres.

Pour les associations disposant d’un site internet, la publication des procès-verbaux en ligne est une bonne pratique pour rendre ces documents facilement accessibles à tous.

Bien que non obligatoire, tenir un registre des procès-verbaux est fortement recommandé. Ces documents peuvent être conservés dans le registre des délibérations ou dans un registre dédié. Idéalement, ce registre devrait être paraphé par le président de l’association pour authentifier son contenu.

Il est également judicieux de conserver de manière ordonnée les convocations, les feuilles de présence, les procurations et les bulletins de vote dans un registre distinct. Ces documents peuvent s’avérer cruciaux en cas de contestation ou de litige pour appuyer la validité des procès-verbaux.

Conclusion

Vous l’avez vu, les procès-verbaux des AG jouent un rôle clé dans la gestion transparente et légale de votre association.

Bien que leur rédaction ne soit pas toujours obligatoire, ils sont indispensables pour valider les décisions prises et servir de preuve en cas de contestations. Il est donc crucial de suivre les règles statutaires pour leur rédaction, signature et conservation, assurant ainsi leur validité juridique.

Maintenant que le procès-verbal d’Assemblée Générale d’association n’a plus aucun secret pour vous, c’est à votre tour de jouer !

Questions fréquentes

📄 Quelle est la différence entre un procès-verbal d’AG et un extrait de procès-verbal ?

Le procès-verbal d’assemblée générale d’une association retrace toute la réunion : participation, débats, résolutions et résultats des votes. L’extrait de procès-verbal reprend uniquement la partie qui concerne une décision précise, comme l’élection d’un nouveau président ou une modification des statuts. C’est cet extrait, signé par au moins deux administrateurs, que l’association transmet à la préfecture ou à sa banque.

⏱️ Dans quel délai rédiger le PV d’une assemblée générale d’association ?

La loi ne fixe aucun délai pour rédiger le procès-verbal d’une AG d’association, sauf si les statuts en prévoient un. Mieux vaut le faire dans les jours qui suivent la réunion, tant que les échanges sont encore frais. En cas de changement de dirigeants ou de statuts, gardez en tête que la déclaration doit être faite dans les trois mois, avec un extrait du PV.

🗳️ Que faire si le quorum n’est pas atteint lors de l'AG d’une association ?

Si le quorum prévu par les statuts n’est pas atteint, l’assemblée générale de l’association ne peut pas délibérer valablement. Le secrétaire rédige alors un procès-verbal de carence, qui constate l’absence de quorum. Ce document permet de convoquer une seconde assemblée, que de nombreux statuts autorisent à se tenir sans condition de quorum.

✍️ Le procès-verbal d’AG d’une association peut-il être signé électroniquement ?

Le procès-verbal d’assemblée générale d’une association peut être signé électroniquement, à condition que les statuts ne l’interdisent pas. C’est particulièrement pratique quand l’AG s’est tenue à distance. La signature électronique doit permettre d’identifier clairement chaque signataire.